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Meurtre d’Elodie Kulik : la Cour de cassation confirme la peine de Willy Bardon à 30 ans de réclusion

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, Elodie Kulik, 24 ans, avait été victime d'un étrange accident, à l'issue duquel elle avait été enlevée. [DENIS CHARLET / AFP]

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 30 novembre le pourvoi de Willy Bardon, mis en cause dans le viol et le meurtre d’Elodie Kulik en 2002, confirmant ainsi sa condamnation en appel à trente ans de réclusion criminelle.

La fin d'une affaire vieille de vingt ans. Mercredi 30 octobre, Willy Bardon, principal mis en cause dans le viol et le meurtre d’Elodie Kulik en 2002, s'est vu confirmer par la Cour de cassation sa condamnation en appel à trente ans de réclusion criminelle pour l'enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre d'Elodie Kulik en 2002, qu'il a toujours niés.

«Nous sommes excessivement déçus» et «allons former dans les prochains jours un recours devant la cour européenne des droits de l'Homme», a réagi Gabriel Duménil, l'un des avocats de Willy Bardon. «Tant qu'on pourra condamner des gens sur des émotions et sans objectiver les faits, on en arrivera à des décisions comme ça», a-t-il déploré.

«LA FIN D'UN LONG COMBAT»

Pour le père d'Elodie Kulik, «c'est la fin d'un long combat, l'aboutissement de sa longue recherche de la vérité. Je viens de l'avoir, il était en larmes», a affirmé Didier Seban, l'avocat de la famille.

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, Elodie Kulik, 24 ans, avait été victime d'un étrange accident, à l'issue duquel elle avait été enlevée. Alors qu'elle avait réussi à appeler brièvement les pompiers, elle avait laissé un enregistrement inquiétant, dans lequel on entend aussi la voix de deux hommes. La jeune femme a été séquestrée, violée, tuée et brûlée dans un champ à six kilomètres de l'accident.

LES AVOCATS DE WILLY BARDON DÉNONCENT UNE «HOSTILITÉ À LA DÉFENSE»

Après une première piste impliquant Grégory Wiart, l’enquête avait mené tout droit vers Willy Bardon, dont la voix avait été reconnue par plusieurs témoins sur l’enregistrement. L’homme fut arrêté en 2013.

La défense de Willy Bardon a soulevé plusieurs problèmes, et juge «floues» certaines motivations écrites de la Cour d’appel du Nord. Seul l’enlèvement d’Elodie Kulik est concerné par l'enlèvement.

Ses avocats ne comprennent donc pas «pourquoi Willy Bardon est condamné sur le viol et le meurtre», alors «qu'aucune preuve» ne le relie à cette «deuxième scène», a avancé Gabriel Duménil, un des avocats du mis en cause, auprès de l’AFP. La cour «ne parvient pas à expliquer» pourquoi le crime «forme selon elle un tout», a-t-il poursuivi.

La défense de Willy Bardon dénonce également une «hostilité à la défense». Gabriel Duménil a pointé du doigt la présidente, qui a «systématiquement rejeté» les demandes liées à la notation de certains «éléments nouveaux» au procès-verbal, comme des «pressions» exercées par les enquêteurs.

Aussi, la présidente avait aussi rejeté une demande de «supplément d’information» dédiée à comprendre ce que faisait l’ADN de la compagne de Grégory Wiart - le premier suspect - sur la scène de crime. 

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