Attentats : Paris sous bonne garde militaire

Plus de 10 000 militaires seront déployés en France d'ici à mardi soir. [Mickael Sizine pour Direct Matin]

Ils sont là pour protéger, rassurer et dissuader. Arrivés en renfort ce week-end dans une capitale encore sous le choc après les attentats, des milliers de militaires montent la garde.

Sites touristiques, gares, centres commerciaux… Ils patrouillent, fusil d’assaut chargé à la main, prêts à intervenir. Ce sont les yeux de l’opération Sentinelle, mise en place en janvier dernier et renforcée depuis vendredi. D’ici à mardi soir, ils seront ainsi 10 000 déployés dans toute la France, dont environ la moitié à Paris. Ils sont arrivés des quatre coins du pays, en bus voire en avion comme par exemple le troisième régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Carcassonne (Aude), mobilisé en urgence dans la nuit de vendredi à samedi.

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[© Mickael Sizine / Direct Matin]

«Après les attentats, nous avons réuni les troupes et préparé nos paquetages, comme nous y avons été préparés», souligne le lieutenant Paul, du premier régiment d’infanterie de Sarrebourg (Moselle), arrivé dimanche dans la capitale. Pour tous ces militaires, la mission est d’assurer une surveillance accrue dans l’ensemble de la capitale, tout en maintenant une vigilance absolue aux abords des lieux les plus fréquentés et de culte israélite.

Une présence toujours bien perçue

Sur le terrain, les soldats sont toujours aussi bien accueillis par la population. «J’ai déjà fait Sentinelle en début d’année, après les premiers attentats, et depuis vendredi, je remarque que les gens ont besoin de piliers de confiance, d’être rassurés», constate le sergent Matthieu, de la 7e compagnie de transmissions de Besançon (Doubs). L’homme de 26 ans a le regard concentré sur les touristes qui photographient le musée du Louvre, tout comme les cinq membres de son équipe.

Tous ont été marqués par la tragédie et tiennent maintenant à ce que la vie reprenne. L’un d’eux, le caporal Benat est encore ému par une touriste canadienne venue lui parler, les larmes aux yeux, comme pour chercher du réconfort. Après plusieurs heures à monter la garde, les soldats rentreront à la base pour quelques heures de repos.

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[© Mickael Sizine / Direct Matin]

Ils sont surtout logés dans les quatre centres opérationnels de la région. A leur arrivée dimanche, les 27 membres du régiment d’infanterie mosellan ont passé leur première – et courte – nuit sur des lits de camps rudimentaires, dans des tentes installées à l’intérieur du Fort Neuf de Vincennes, à l’est de la capitale. Leurs Famas sont posés à côté de leur paquetage et de leur casque, à même le sol, au pied de ces lits de fortune. Un passage obligé pour tous ceux qui arrivent, avant de prendre connaissance de leurs affectations. Ceux-là partiront dans le 11e arrondissement, aux côtés des Parisiens qui se recueillent jour et nuit devant les lieux emblématiques des tueries de vendredi, comme le Bataclan ou le restaurant Casa Nostra.

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