But, enjeux, participants... Tout savoir sur le «One Planet Summit»

Mis en place à l'initiative d'Emmanuel Macron, le One Planet Summit se tient deux ans jour pour jour après l'adoption de l'Accord de Paris. [PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP]

La France accueille ce mardi 12 décembre à Paris plusieurs dizaines de dirigeants mondiaux de premier plan à l’occasion du «One Planet Summit». Mais qu’est-ce que ce nouveau sommet mondial sur le climat ?

Un sommet dont le but est de financer la transition écologique

Le One Planet Summit se tient deux ans, jour pour jour, après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris.

Ce dernier, adopté comme son nom l'indique à Paris le 12 décembre 2015, vise à contenir le réchauffement climatique en-dessous des 2°C d'ici à la fin du siècle.

Aujourd'hui, avec le One Planet Summit, l'objectif est de discuter du volet financier de l'Accord de Paris, soit du financement de la transition écologique globale.

En ce sens, des tables rondes sur les financements publics, les investissements privés ou les politiques publiques sont mises en place tout au long de la journée.

Il s’agira aussi de rallier le maximum de nouveaux pays, institutions et entreprises aux initiatives déjà en cours.

Près de 4.000 participants (et un grand absent)

Au total, ce sont près de 4.000 participants qui sont attendus sur l'île Séguin près de Paris.

Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, parmi lesquels la Première ministre britannique Theresa May ou le président du Mexique Enrique Peña Nieto, sont rassemblés à l'invitation d'Emmanuel Macron. Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a également fait le déplacement.

Participent également des maires de grandes capitales - Paris bien sûr avec Anne Hidalgo -  mais aussi Buenos Aires (Argentine) ou encore Séoul (Corée du Sud), des fonds d’investissement, des banques de développement, des entreprises, des ONG et même des personnalités issues du monde des Art avec notamment l’acteur américain Leonardo Di Caprio.

Un dirigeant mondial de tout premier plan sera en revanche absent, le président américain Donald Trump. En cause : sa décision, annoncée le 1er juin dernier, de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris.

La nation qui, avec la Chine, fait partie des plus grands pollueurs de la planète, devrait être officiellement représentée par le chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Paris.

L’attention devrait toutefois se tourner vers Jerry Brown, l’actuel gouverneur de Californie. Invité à Paris par Emmanuel Macron, il n’avait pas hésité à qualifier de «mépris insouciant», le rejet du président américain de l’accord de Paris. Il cotoiera d'ailleurs son prédecesseur, l'ancien gouverneur de Californie, l'acteur Arnold Schwarzenegger.

Sur le plan économique, la présence américaine devrait là encore être bien visible. Deux éminents philanthropes ont notamment fait le déplacement : le fondateur de Microsoft, Bill Gates, et l’homme d’affaires Michael Bloomberg. L’ancien maire de New York est d’ailleurs partenaire de l’événement dans le cadre de son organisation caritative Bloomberg Philanthropies. 

Un sommet sur... une île

C'est au sud-ouest de Paris, sur l'Île Seguin, que se tient le One Planet Summit. Tous les accès à l'île sont interdits au public, ce qui n'est pas sans répercussions sur la circulation.

Pour l’occasion, l’Etat, en charge de sécuriser et d’organiser l'évenement, a spécialement créé un ponton d’amarrage afin d’accueillir la majorité des participants au sommet, qui viendront en bateau depuis la Concorde à Paris. 

Ils se regrouperont plus précisément dans La Seine musicale, la grande salle de concerts du conseil départemental des Hauts-de-Seine, qui accueille le sommet.

Que peut-on attendre du One Planet Summit ?

Selon les observateurs, une douzaine d’annonces sont promises.

De son côté, la France pourrait être à l'initiative de l’instauration d’une taxe sur les transactions financières adoptée à l’échelle européenne.

Quatre ministres d’Emmanuel Macron ont d’ailleurs (re)mis la proposition sur la table ce dimanche, dans le JDD

Selon Lucile Dufour, du Réseau Action climat (RAC), citée par 20 minutes, ce serait «une bonne chose». D'après elle, «cette taxe serait un outil puissant permettant de lever jusqu’à 22 milliards de dollars par an pour le climat».

Enfin, des annonces à l'attention des pays les plus pauvres, en première ligne face aux conséquences du changement climatique, devraient également être faites.

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