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Macron attendu à Calais

Des migrants derrière un grillage barbelé d'un parking pour camions près de la N216 conduisant au terminal de ferry, le 12 janvier 2018 à Calais  [PHILIPPE HUGUEN / AFP] Des migrants derrière un grillage barbelé d'un parking pour camions près de la N216 conduisant au terminal de ferry, le 12 janvier 2018 à Calais [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Emmanuel Macron va mardi à la rencontre des élus, des associations et des forces de l'ordre à Calais pour tenter d'améliorer dans la durée la situation dans cette ville portuaire emblématique de la crise des migrants.

Cette visite est très attendue car elle intervient en plein débat sur le projet de loi destiné à réformer la politique migratoire et le droit d'asile, un texte critiqué aussi bien par une partie de la droite qu'à gauche.

Le chef de l'Etat débutera son déplacement à Croisilles (Pas-de-Calais), où a été ouvert l'un des trois Centres d'accueil et d'examen de situation (CAES), une nouvelle structure pour héberger les migrants dans l'attente d'une décision administrative sur leur droit à se rendre au Royaume-Uni, à rester en France, à être renvoyé dans le pays d'entrée dans l'Union européenne ou à être expulsé vers leur pays d'origine.

Des migrants font la queue pour une distribution de nourriture assurée par des associations, le 12 janvier 2018 à Calais [PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives]
Des migrants font la queue pour une distribution de nourriture assurée par des associations, le 12 janvier 2018 à Calais

En fin de matinée, Emmanuel Macron arrivera à Calais pour sa première visite comme président. Accompagné de quatre ministres, dont ceux de l'Intérieur Gérard Collomb et de la Justice Nicole Belloubet, il y prononcera un discours devant les forces de l'ordre, avant de s'entretenir avec les élus locaux, les acteurs économiques et les associations d'aide aux migrants, et de découvrir le front de mer en partie réhabilité.

Le chef de l'Etat "va tenir un discours de vérité: la frontière est fermée et Calais ne peut plus être une destination pour les migrants", a indiqué l'Elysée.

La situation dans le principal port trans-Manche est moins critique qu'il y a 14 mois, avant la fermeture de la Jungle, l'immense campement sauvage où cohabitaient près de 8.000 migrants rassemblés dans l'espoir de rejoindre les rives britanniques. Elle s'est "améliorée" mais "n'est pas encore stabilisée", résume l'Elysée. Entre 350 et 500 migrants, selon l'Etat, sont présents à Calais, essentiellement venus de la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Erythrée) et d'Afghanistan.

Emmanuel Macron lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation, le 15 janvier 2018 à Paris [Francois Mori / POOL/AFP]
Emmanuel Macron lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation, le 15 janvier 2018 à Paris

Ils survivent dans des conditions difficiles, sans abri fixe car "les forces de l'ordre ont l'ordre de procéder systématiquement au démantèlement des campements sauvages", selon l'Elysée. Des associations leur distribuent vêtements, duvets et nourriture quotidiennement. Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés et s'élèvent à 1.130 policiers et gendarmes dans le Calaisis, qui interviennent parfois pour stopper des heurts entre groupes de migrants, comme dans la nuit de dimanche à lundi.

Pour la maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), l'insécurité reste un problème "quotidien". Des migrants "créent des délits permanents. Ils interpellent les transporteurs, ils sautent sur les camions, il arrachent les bâches (...) Ils mettent en danger leur vie, ils mettent en danger la vie des citoyens calaisiens", selon elle.

 

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