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Réforme des retraites : «le 49.3 est une arme infâme», selon Raquel Garrido

«Le 49.3 est une arme infâme», a déclaré ce vendredi sur CNEWS Raquel Garrido, députée LFI, après que la Première ministre Elisabeth Borne a fait usage, la veille, de cet outil constitutionnel pour faire passer sans vote la contestée réforme des retraites.

Invitée de CNEWS, la députée LFI, Raquel Garrido, a annoncé qu'elle voterait les motions de censure déposées à l'encontre du gouvernement d'Elisabeth Borne. Pour l'élue, il s'agit du dernier recours face à l'article 49.3 déclenché par la Première ministre. 

Ainsi, la députée rappelle que, «le seul outil constitutionnel qui nous reste quand, nous, représentants de la Nation, nous subissons cette arme infâme qu’est l’article 49-3», c’est la motion de censure contre le gouvernement. 

Une arme puisque cet article permet à l'exécutif de «considérer comme adopter un texte qui en fait ne l’a pas été. C’est quelque chose qui est choquant sur le plan des principes démocratiques», a dénoncé Raquel Garrido.  

«Cela montre que tout ce qui est constitutionnel n’est pas forcément démocratique au sens où n’arrive pas aux standards démocratiques», a-t-elle dénoncé. 

«Il va falloir qu’en tant que Français on se mette tous d’accord pour changer la Constitution»

«C’est simple, Monsieur Macron, depuis le début de cette affaire sur la réforme des retraites à 64 ans, n’a fait que piétiner les Français et leurs représentants», a constaté Raquel Garrido qui ajoute, «cela ne peut plus durer».

Une réforme des retraites qui aux yeux de l'élue France Insoumise a ajouté à la crise sociale qui touche le pays, une crise démocratique. 

Pour remédier à cela, Raquel Garrido a estimé qu'une seule issue était possible : «Il va falloir qu’en tant que Français on se mette tous d’accord pour changer la Constitution. Ce n’est plus possible de rester dans la Monarchie présidentielle.» 

«C’est l’idée de passage à la VIe République. Cela ne se fait pas sur un coin de table, cela ne se fait pas en deux secondes mais il va falloir que l’on s’y mette tous ensemble», a-t-elle conclu. 

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