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La Corée du Nord procède à de nouveaux tirs de missiles

Un homme scrute un écran de télévision annonçant un nouveau tir de missile par la Corée du Nord, le 25 août 2016 à Séoul, en Corée du Sud [JUNG YEON-JE / AFP/Archives] Un homme scrute un écran de télévision annonçant un nouveau tir de missile par la Corée du Nord, le 25 août 2016 à Séoul, en Corée du Sud [JUNG YEON-JE / AFP/Archives]

La Corée du Nord a tiré samedi trois missiles balistiques à courte portée en mer du Japon, a déclaré l'armée américaine, confirmant les tirs de «projectiles non identifiés» annoncés plus tôt par le ministère sud-coréen de la Défense.

Ces tests ont eu lieu en pleines manoeuvres militaires conjointes entre forces américaines et sud-coréennes. Aucun des missiles, tirés du site nord-coréen de Kittaeryong, n'a présenté de menace pour les Etats-Unis ou pour le territoire américain de Guam, a précisé un porte-parole du commandement de l'armée américaine dans le Pacifique.

«Le premier et le troisième missile (...) ont présenté un dysfonctionnement en vol» et le deuxième «semble avoir explosé presque instantanément», a affirmé le porte-parole, le commandant Dave Benham, précisant que les trois tirs s'étaient étalés sur 30 minutes. Selon le ministère sud-coréen de la Défense, les tirs ont commencé à 06h49 heure locale samedi (21h49 GMT vendredi) et les projectiles ont parcouru environ 250 kilomètres.

«Stricte surveillance»

Le président sud-coréen Moon Jae-in a été immédiatement informé de ces tirs et «les forces armées ont entamé une stricte surveillance du régime nordiste (de Pyongyang) afin de pouvoir répondre à d'autres provocations», a encore indiqué le ministère de la Défense à Séoul.

Le Japon a indiqué que son territoire n'avait pas été affecté. «Nous confirmons qu'aucun missile balistique n'est tombé sur le territoire de notre pays ni dans sa zone économique exclusive» en mer, a déclaré à des journalistes le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga. «Il n'y a pas eu d'impact direct sur la sécurité de notre pays», mais le Premier ministre Shinzo Abe «nous a dit de rester en alerte renforcée et de faire de notre mieux pour réagir à toute situation afin de protéger les vies et les biens de notre peuple», a ajouté le porte-parole.

Invasion

Les tests de missiles par le régime de Pyongyang sont sa réponse traditionnelle aux manoeuvres militaires annuelles des forces sud-coréennes et américaines. Actuellement, des dizaines de milliers de soldats et de personnels militaires des deux pays prennent part à ces manoeuvres, dans le cadre d'un exercice baptisé «Ulchi Freedom Guardian». Ces manoeuvres, largement fondées sur des simulations par ordinateurs, doivent durer deux semaines et ont débuté lundi.

Les deux alliés présentent ces manoeuvres comme défensives, mais aux yeux de Pyongyang elles sont la répétition provocante d'une invasion de son territoire. Chaque année, la Corée du Nord brandit la menace de représailles militaires.

Forces spéciales

Au moment où avaient lieu les nouveaux tirs de missiles nord-coréens, l'agence de presse officielle KCNA a annoncé que le dirigeant Kim Jong-Un avait supervisé un exercice militaire simulant un assaut des forces spéciales nord-coréennes sur des îles de Corée du Sud, avec la participation d'avions, de lance-roquettes à tubes multiples et de canons.

Des obus ont frappé des îles nord-coréennes censées représenter les îles sud-coréennes de Paekryong et Taeyonphyong, tandis que des forces spéciales prenaient les îles d'assaut en canots pneumatiques ou en parachute et «annihilaient l'ennemi», selon KCNA. «Kim Jong-Un a exprimé sa grande satisfaction devant le succès» de cet exercice, a ajouté l'agence.

«Le feu et la colère»

La tension entre Pyongyang et Washington a connu dernièrement des sommets, avec notamment les tirs d'essai de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) potentiellement capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a alors menacé de déchaîner «le feu et la colère» sur la Corée du Nord si elle ne cessait pas ses menaces contre les Etats-Unis.

Pyongyang a répliqué en menaçant de tirer des missiles à moyenne portée à proximité de l'île de Guam, territoire américain du Pacifique qui abrite d'importante bases militaires, afin d'adresser «un avertissement crucial» à Washington.

Kim Jong-Un a ensuite annoncé que l'application de ce projet était reportée, ce qui a été interprété comme un geste d'ouverture. Mais il a ensuite déclaré qu'il avait ordonné d'intensifier la fabrication de moteurs de fusée et d'ogives pour ICBM.

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