Paradise Papers : révélations chocs sur l'évasion fiscale

De nombreuses révélations sont promises pour les jours à venir.[image d'illustration]

Plus de 13 millions de documents sont sortis dans une centaine de médias européens dimanche 5 novembre au soir, et promettent de révéler de nouveaux détournements fiscaux.

Le trésorier de campagne de Justin Trudeau Stephen Bronfman, Wilbur Ross le ministre du commerce de Donald Trump ou encore la reine d'Angleterre... Selon des documents dévoilés, ils ont tous pratiqué le même sport : l'évasion fiscale.

L'ICIJ (L'International Consortium of Investigative Journalists), a étudié ces millions de documents qui ont fuité d'un cabinet international d'avocats appelé Appleby et installé aux Bermudes. D'après les documents publiés, il a contribué à de l'optimisation fiscale à grande échelle.

Contrairement aux Panama Papers où il s'agissait de fraude fiscale et d'activités illicites, ici les comptes offshores semblent légaux. Les avocats ont mis en place de savants montages financiers légaux, qui flirtent avec les législations fiscales internationales.

Un monde où l'impôt n'existe pas

Le champion de F1 Lewis Hamilton a ainsi, grâce à des combines complexes, pu s'offrir un jet privé tout en économisant 3.700.000 euros de TVA.

Plusieurs millions de livres sterling d'avoirs de la reine Elizabeth II ont été placés dans des paradis fiscaux, selon les médias britanniques la BBC et le Guardian, qui ont collaboré à l'enquête. Selon eux quelque 10 millions de livres (11,3 millions d'euros), ont été investis aux Iles Caïmans et aux Bermudes. Ces investissements, qui s'ils permettent d'échapper à la fiscalité britannique ne sont pas a priori illégaux, ont été réalisés via le Duché de Lancaster, domaine privé de la souveraine et source de ses revenus. Les fonds placés dans ces paradis fiscaux sont investis dans de nombreuses sociétés, dont Brighthouse, une société de location avec option d'achat de meubles et de matériel informatique accusée de profiter de la misère, ou encore une chaîne de magasins de spiritueux aujourd'hui en dépôt de bilan.

Le Monde, qui fait partie des médias ayant travaillé sur le décryptage de ces dossiers, assure que des révélations sont à venir dans les prochains jours avec des histoires qui «mises bout à bout composent un monde à part, où l’impôt n’existe pas. Un monde réservé aux élites du XXIe siècle.»

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