Des images pornos découvertes sur l'ordinateur du vice-Premier ministre britannique

Damien Green est déjà accusé de harcèlement sexuel par une ancienne militante du Parti conservateur.[Daniel LEAL-OLIVAS / AFP]

Des milliers d'images pornographiques ont été retrouvées sur l'ordinateur professionnel du vice-Premier britannique Damian Green, proche de Theresa May.

La découverte de ces images, non illégales, date de 2008, lors d'une opération policière après des fuites de documents au sein du gouvernement, affirme Neil Lewis, un ancien agent de Scotland Yard, siège de la police londonienne.

Interrogé par la BBC, Neil Lewis s'est dit «choqué» par le nombre d'images, dont des miniatures générées après consultation de sites internet, figurant sur l'ordinateur du député conservateur. Pour lui, il ne fait aucun doute qu'elles ont été consultées par Damien Green lui-même. L'élu avait déjà nié avoir consulté ces images après les premières révélations publiées par le Sunday Times, début novembre. Il nie toujours avoir téléchargé ou consulté ces fichiers.

Accusé de harcèlement sexuel par une ancienne militante

Pour l'ex-membre de Scotland Yard, les dénégations de Damian Green sont «stupéfiantes». «L'ordinateur était dans le bureau de M. Green, sur sa table, avec un identifiant à son nom.» «Entre deux consultations de pornographie, il envoyait des emails depuis son compte, son compte personnel, lisait des documents... C'était ridicule de laisser entendre que quelqu'un d'autre en était responsable», a également confié Neil Lewis à la BBC.

Contrairement au Sunday Times, Neil Lewis nie le caractère «extrême» de ces images. Mais il ajoute qu'elles ont été regardées à de nombreuses reprises sur une période de trois mois, et parfois pendant des heures.

L'homme politique est déjà dans la tourmente après des accusations de harcèlement sexuel. Kate Maltby, une ancienne militante du Parti conservateur, l'accuse d'avoir posé sa main sur son genou en 2015 dans un pub. Mais aussi de lui avoir envoyé un SMS «suggestif». Damian Green a également réfuté ces accusations.

Il n'est pas le seul homme politique britannique mis en cause dans des scandales. Une quarantaine d'élus conservateurs sont visés par des accusations variées, de la liaison extraconjugale à l'agression sexuelle.

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