La liste rouge des espèces en danger

Le changement climatique et la sécheresse croissante menace également les opossums, des petits marsupiaux, en Australie.[Animal Health Board Inc/AFP]

Des milliers d’espèces animales seraient en danger d’extinction, d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui en dresse la liste rouge.

L’UICN a évalué le statut de 91.523 espèces. Parmi elles, 11.783 espèces sont vulnérables, 8.455 sont en voie de disparition et 5.583 en danger critique.

L’activité de l’Homme est dans le viseur, menaçant la survie des animaux et plantes, en raison de leurs méthodes agricoles et de pêche. Selon le rapport de l'UICN, leur disparition est liée au réchauffement climatique, certaines espèces étant incapables de s’adapter aux nouvelles températures.

De nombreuses espèces animales menacées

La pêche est accusée de tuer des espèces rares telles que le dauphin d’Irrawaddy et le marsouin finless, que l’on retrouve en Asie du sud-est. Selon le rapport, le nombre de dauphins a diminué de moitié depuis 60 ans. Puisque ces espèces vivent en eaux côtières peu profondes, l'UICN explique que cela les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines.

«Les filets maillants pendent comme des rideaux de la mort à travers les rivières et piègent tout ce qui entre en contact avec eux», s’est indigné Craig Hilton-Taylor, qui dirige l’unité de la liste rouge. Les filets maillants représentent la principale menace pour les mammifères marins à l'échelle mondiale.

Le changement climatique et la sécheresse croissante menace également les opossums, des petits marsupiaux, en Australie. Sa population a chuté de 80% ces dix dernières années. Cette espèce est sensible au stress thermique et se retrouve rapidement en surchauffe si la température dépasse 35 degrès, ce qui est de plus en plus fréquent, selon l'UICN, dans cette région.

Le dossier rapporte également que les trois espèces de reptile de l’île Christmas en Australie ont disparu de la nature. «Nous ne sommes pas certains à 100% de ce qui a provoqué cette disparition mais elle serait certainement liée à la présence d’espèces envahissantes, comme la fourmi folle jaune», a expliqué Craig Hilton-Taylor.

Des plantes sauvages risqueraient aussi de disparaître. Trois espèces de blé sauvage, deux espèces de riz sauvage et dix-sept espèces d’igname sauvage sont menacées. En cause : le déboisement et l'urbanisation croissante, une agriculture intensive, surpâturage, l'usage des herbicides croissant. 

La Nouvelle-Zélande félicitée

L’UICN a tenu cependant à féliciter la Nouvelle-Zélande. Le pays a su protéger deux espèces de kiwis : le kiwi Okarito et le kiwi brun du nord, qui sont passés du statut «en danger» à «vulnérable». Les deux espèces étaient, selon le rapport, «menacées par la destruction de leurs habitats et la prédation par des mammifères introduits». Cette amélioration s’explique grâce aux travaux de conservation du pays et une lutte soutenue contre les prédateurs tels que les rats, hermines et opossums.

Des efforts pour protéger ces espèces qui devront s’intensifier les années à venir puisque la population ne cesse de croître. «La liste rouge nous donne aussi de l’espoir et nous montre que la conservation peut fonctionner», avec l'exemple des kiwis en Nouvelle-Zélande, a déclaré Craig Hilton-Taylor.

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