Brexit : ouverture de la deuxième phase des négociations

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, répond aux questions des médias, le 14 décembre 2017 à Bruxelles [JOHN THYS                  / AFP] Le président du Conseil européen, Donald Tusk. [JOHN THYS / AFP]

Les dirigeants de l'UE ont donné leur aval à la prochaine phase des négociations du Brexit, lors d'un sommet à Bruxelles, au moment où la Première ministre britannique Theresa May est encore plus fragilisée par une défaite politique au Parlement.

La discussion consacrée au Brexit, qui s'est déroulée ce vendredi, a permis de clôturer la première partie des négociations en s'accordant sur les progrès réalisés lors de la première phase, consacrée aux modalités du divorce avec le Royaume-Uni.

Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement, a ainsi proposé de passer à la phase suivante, sur une phase de transition qui suivra le départ effectif du Royaume-Uni prévu le 29 mars 2019. Les députés britanniques avaient prévenu jeudi qu'un accord sur cette transition était «urgent».

Il faudra aussi ouvrir des discussions afin de poser les premiers jalons de la négociation sur la future relation entre les deux parties, notamment en ce qui concerne les liens commerciaux.

M. Tusk a pronostiqué à son arrivée au sommet que la seconde phase des négociations sera «le vrai test» pour l'unité des 27. Ceux-ci se sont réunis vendredi pour décider des suites des négociations du Brexit, sans la Première ministre Theresa May rentrée à Londres.

Theresa May affaiblie

Theresa May arrive affaiblie à Bruxelles après avoir perdu de justesse mercredi soir un vote crucial au Parlement en raison de la rébellion d'une partie de son camp conservateur. Les députés ont voté un amendement prévoyant que tout accord final conclu sur le Brexit soit ratifié par un vote contraignant du Parlement, malgré l'opposition du gouvernement.

La Britannique profitera de sa présence à Bruxelles pour souligner auprès de ses collègues, lors du dîner jeudi, sa satisfaction qu'un «résultat juste» ait été obtenu dans les négociations sur le sort des citoyens expatriés, le contentieux de la frontière entre l'Irlande et la province d'Irlande du Nord, et sur la facture du Brexit, selon une source gouvernementale britannique.

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