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Contrats à la clé au deuxième jour de la visite de Macron en Chine

Brigitte et Emmanuel Macron lors de la visite de la Cité interdite, le 9 janvier 2017 à Pékin [CHARLES PLATIAU / POOL/AFP] Brigitte et Emmanuel Macron lors de la visite de la Cité interdite.[CHARLES PLATIAU / POOL/AFP]

Après avoir prôné une nouvelle alliance entre la France, l’Europe et la Chine, Emmanuel Macron consacre mardi la deuxième journée de sa visite d'Etat en Chine aux dossiers économiques, avec la signature attendue d'une cinquantaine d’accords et de contrats, notamment sur le nucléaire civil et l’aéronautique.

Plus globalement, la France cherche à «rééquilibrer» ses relations commerciales avec la Chine, qui génère son plus gros déficit extérieur (30 milliards d'euros en 2016) et lui réclame davantage de réciprocité dans l'ouverture des marchés.

Paris espère notamment obtenir durant cette visite un meilleur accès au marché chinois pour ses produits agricoles et agro-alimentaires (viande bovine, porcine, volaille, vins et spiritueux) ainsi que pour ses banques, conclure des ventes d'Airbus et de moteurs Safran et surtout avancer sur un méga-contrat pour Areva portant sur la fourniture d'un usine de retraitement des déchets radioactifs.

Une cinquantaine de chefs d'entreprises

Les négociations franco-chinoises se poursuivaient encore jusqu'au dernier moment, alors que la signature des contrats, en présence de M. Macron et de son homologue chinois Xi Jinping, est prévue à 16h30 locales (08h30 GMT). Emmanuel Macron est arrivé en Chine avec une cinquantaine de chefs d'entreprises dont les dirigeants d'Areva, Airbus, Safran et d'EDF.

En retour, Paris souhaite encourager les investissements chinois en France, «dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance pour nos pays et qu’ils s’inscrivent dans des partenaires équilibrés et de long-terme», selon l'Elysée.

Ces investissements continuent d’augmenter (6 milliards d'euros fin 2016, en comptant ceux de Hong Kong) mais restent en-deçà des investissements français en Chine (33 milliards d'euros).

«Le partenariat avec la Chine est un partenariat stratégique. Il faut structurer les relations en termes de propriété intellectuelle, structurer un accès plus grand au marché chinois, permettre les investissements chinois en France et ouvrir les données de manière réciproque», a déclaré le chef de l'Etat français en arrivant mardi dans l'incubateur d'entreprises Soho Q à Pékin.

Il en a profité pour assister à la signature d'un contrat avec le géant chinois de la vente en ligne qui s'est engagé à vendre sur ses plateformes pour 2 milliards d'euros de produits français aux consommateurs chinois sur les deux prochaines années, tout en se disant prêt à s'implanter en France.

«La Chine est en train de poursuivre sa stratégie de développement économique et, compte tenu de la taille de ce marché, cela a un impact sur toute la mondialisation. Le devoir de la France est de bien comprendre ces mouvements (...) Cela suppose une France forte: si la France ne sait pas s'adapter, elle sera effacée», a-t-il averti.

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