Les 5 meilleurs bars à cocktails de Paris

Le 19 Oberkampf, situé dans le 11e arrondissement, sert des boissons dont les noms rendent hommage à Serge Gainsbourg.[© C. Sertillanges]

La mixologie baigne la Ville lumière. Mojito, Spritz, Old Fashioned… Les Parisiens raffolent de ces boissons savamment préparées en fonction des saisons. Une nouvelle adresse ouvre quasiment tous les mois.

Les derniers endroits tendance sont ceux qui ont su se distinguer par leur style, une idée, un thème ou une spécialité originale.

Le plus musical : 19 Oberkampf

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[©C. Sertillanges]

«Ainsi j'me laisse bercer par le calva ; Et l'Dieu des ivrognes guide mes pas», chantait Serge Gainsbourg en 1958. Sans aller jusqu’à perdre la tête, 19 Oberkampf, ouvert en mars, rend hommage à l’homme à la tête de chou, et son penchant pour la boisson. Les cocktails portent le nom de ses tubes. A la carte, vodka, champagne, jus de fraise, sucre de canne et menthe fraîche composent un Ananamour. Gin, champagne, concombre et liqueur Saint-Germain s’épousent pour un 69, quand le Lemon Incest privilégie whisky, blanc d’œuf, sucre de canne et citron vert. Un Gainsbar, à base de rhum, fruit de la passion, gingembre et citron vert, existe aussi.

Les créations, vendues 12 euros l’unité, voisinent avec les plus classiques mojitos, caïpis, piña coladas ou cosmopolitans (10 euros le verre). Elles se savourent avec des tapas que l’on commande en cochant, comme souvent en Espagne, les encas désirés directement sur la carte avec son stylo. Au choix : croquettes de fromage, piquillos farcis, poulet pané, calamars frits... Sobre et chaleureux, le bar pulse les jeudis soir, en organisant un concert hebdomadaire.

19 Oberkampf, 19, rue Oberkampf (11e).

Le plus “tonic“ : Tiger

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[© Tiger]

Les mixologues l’annoncent comme la boisson de l’été. Et cette prophétie sera favorisée par Tiger, adresse ouverte en janvier, consacrée exclusivement au gin. Souvent valorisé par des saveurs végétales, il peut être mixé avec thé, miel, citron et lavande pour un Pe’tea Princesse ou avec du yuzu, de la mousse de fleurs et de l’eucalyptus. Le classique gin tonic devient ici un nectar subtil, offert aux variations. Le tonic maison se marie avec du thym, du romarin, du concombre, de la camomille, du raisin, de l’orange ou du pamplemousse. Il faut compter entre 10 euros et 15 euros le verre. Quelques gorgées accompagnées d’encas salés : lomo, chorizo, suprême de volaille et huîtres marinées au gin.

Tiger, 13, rue Princesse (6e).

Le plus solidaire : Les Justes

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[© Les Justes]

Le quartier branché de South Pigalle (baptisé aussi So-Pi) accueillait déjà le Dirty Dick, le Lulu White ou le Glass. Il devra désormais partager avec Les Justes. Lancé par deux amis, Ludo Martin et Dimitri Aince, l’établissement affiche un design épuré. Bleu Klein profond, lambris blanc, mobilier en bois blond, bar en laiton. Les compères servent des créations sophistiquées, mêlant alcools puissants et sirops fait maison. Gin, Ginger ale et Tabasco se marient dans un Pampa. La vodka infusée au thym et au céleri compose un Smith, à moins de préférer un mélange Pisco, Grand Marnier et citron vert, relevé de clous de girofles et d’un sirop de falernum. Les cocktails coûtent entre 8 euros et 13 euros. Pour les plus onéreux, un euro est reversé à une association caritative.

Les Justes, 1, rue Frochot (9e).

Le plus méditerranéen : La Riviera

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[© A. Merlé]

Trois cent soixante-cinq jours avant de s’autodétruire : c’est le pari de la Riviera, bar à cocktails éphémère qui devra fermer ses portes le 31 mars 2017. Les propriétaires, déjà connus pour Les Niçois, le spot du Square Gardette, où l’on peut se régaler de pissaladière et de pan- bagnat, proposent ici un nouveau lieu détente, où l’on sert des encas simples mais savoureux. Jambon-beurre de qualité, frites à l’huile de truffe, parmesan et thym, bœuf mariné… Le tout s’arrose de Spritz, de Suze Tonic, de compositions made in home qui font la part belle au gin, l’alcool le plus tendance de l’été. Ce bar aux accents provençaux et vintage vibrera tout l’été grâce aux sets de DJ invités par le directeur artistique de l’établissement, le dandy Gunther Love.

La Riviera, 2, villa Gaudelet (11e).

Le plus eighties : Le RPR

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[© Cyril Marcilhacy / Cosmos]

Elles irriguaient déjà la mode qui leur voue un culte nostalgique. Désormais, les années 1980 et 1990 inspirent aussi la vie nocturne parisienne. Début janvier, le RPR - prononcez «Repaire» - en est devenu l’emblème. Banquettes en skaï, borne d’arcade, bande-son qui fait résonner Alain Souchon ou Vanessa Paradis : le bar joue à fond la carte eighties. On vient là entre potes trinquer d’une bière, d’un verre de côtes-du-rhône ou d’un cocktail maison. Mariage épicé rhum-pomme-ananas pour un Pain Killer, mélange végétal gin-basilic-citron pour un Basil Smash, ou un Prosper Brûlé, sucré comme un dessert, qui mixe whisky, pomme et cassonade.

RPR, Le repaire de Charonne, 114, rue de Charonne (11e).

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