«50 nuances de Grey» favoriserait le sexisme

La romancière britannique E. L. James lors de la présentation du dernier tome de la série.[JEWEL SAMAD / AFP]

Une étude réalisée en avril 2016 démontre une tendance sexiste plus prononcée chez les lectrices de la série «50 nuances de Grey».

La série écrite par l’auteur E. L. James a déjà été l’objet de nombreuses études réalisées auprès de son lectorat. La dernière a été dévoilée sur «Archives of Sexual Behavior», la publication de l’International Academy of Sex Research (IASR), et réalisée auprès de 715 femmes entre 18 et 24 ans. Les chercheurs ont ainsi constaté un sexisme accru chez les lectrices de la série de livres «50 nuances de Grey». 

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Sexisme hostile et sexisme bienveillant

L’étude dont les résultats ont été analysés par le média «HelloGiggles» a notamment révélé que les lectrices qui décrivent la série comme «chaude» et «romantique» étaient plus enclines à développer un sexisme «hostile» (soit la croyance que la femme est inférieure à l’homme). En revanche, les lectrices considérant la série comme «romantique» développent pour leur part un sexisme «bienveillant» (la croyance que l’homme doit subvenir aux besoins de la femme). 

La série «50 nuances de Grey» a suscité diverses polémiques depuis sa sortie, certains lecteurs estimant que la manière dont la relation entre les deux personnages principaux met l’accent sur les abus et l’asservissement plutôt que sur une passion commune. Les études relatives aux habitudes des lectrices de la série se sont multipliées, comme celle qui, en 2014, avançait que les lectrices de la série étaient plus susceptibles de présenter des signes de troubles alimentaires que les autres. 

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