One Planet Summit: «Faire pour le climat ce qu'on a fait pour le système bancaire en 2008»

Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, au «One Planet Summit», le 12 décembre. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, au «One Planet Summit», le 12 décembre.[Eric FEFERBERG / AFP]

Des décideurs du monde entier ont plaidé, ce mardi 12 décembre à Paris, pour la mise en place rapide d'un système financier plus durable.

Le ministre français de la transition écologique, Nicolas Hulot, était bien sûr présent à ce «One Planet Summit» initié par le président Emmanuel Macron. Face à l'urgence environnementale, il a appelé à ce «que les États, les banques, soient capables de faire pour le climat ce qu’ils ont été capables de faire pour le système bancaire en 2008».

En ce qui concerne le rôle des pouvoirs publics, il a souligné l'importance de la fiscalité pour promouvoir «la décroissance des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables». «Il faut taxer ce qui est négatif et encourager ce qui participe de la solution», a-t-il résumé. 

De son côté, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a souligné la possibilité pour chacun de participer à l'investissement vert. «Nous voulons permettre à chaque épargnant de placer pour le climat», a-t-il assuré, avant de poursuivre: «Nous donnons donc l’assurance que tout nouvel euro déposé sur un livret développement durable ira vers des investissements verts. Il faut favoriser la transparence pour accompagner la transition écologique».

«Trump a permis de réunir les gens contre lui»

Également présent, l'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, qui dirige depuis la COP21 une «task force» pour la finance durable, a, quant à lui, souligné l'importance pour les acteurs privés de faire des investissements durables, indépendamment des incitations de l'État. «Nous soutenons la croissance durable car c’est bénéfique pour nous: l’énergie verte est moins chère que le charbon, l’efficacité énergétique permet de faire des économies». 

Alors que l'ancien secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a dénoncé la décision du président américain Donald Trump de sortir de l'accord de Paris, déplorant un parti-pris «économiquement irresponsable et scientifiquement faux», Michael Bloomberg a promis que ce retrait n'empêcherait pas les Etats-Unis d'atteindre les objectifs fixés à la COP21. «Le président Trump a permis de réunir les gens contre lui. Dans ce sens nous pouvons le remercier de nous aider à atteindre notre but», a-t-il ironisé. 

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