Des Grecs commémorent le meurtre d'un rappeur antifaciste par un néonazi

Des militants du parti néonazi Aube dorée manifestent le 2 octobre 2013 à Athènes.[Aris Messinis / AFP/Archives]

Samedi, à Athènes, des centaines de militants antiracistes ont défilé afin de commémorer la mort d'un rappeur antifasciste, tué en 2013 par un membre du parti néonazi Aube dorée.

En septembre 2013, Pavlos Fyssas, rappeur grec, avait été poignardé dans une banlieue d'Athènes, à la sortie d'une cafétéria. Sa mort avait choqué et déclenché une enquête de grande envergure sur les agissements du parti néonazi Aube dorée, qui n'a pour l'heure pas été sanctionné. L'AFP rapporte qu'au total, 69 membres et sympathisants d'Aube dorée répondent d'une trentaine de crimes et délits, dans ce procès entamé en 2013.

«Ce procès doit se finir et envoyer les néonazis en prison», explique Petros Constantinou, un des manifestants d'Athènes. L'accusation tente de prouver qu'Aube dorée agissait comme une organisation criminelle de type militaire, qui encourageait ces violences, voire les meurtres.

Panagiotis Fyssas, le père du rappeur a déclaré que son fils était attendu, le jour de son meurtre, par une soixantaine de membres d'Aube dorée à l'extérieur de la cafétéria où il a été poignardé et que des policiers qui étaient à proximité ne sont pas intervenus.

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